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Patrimonial INFO
 

Le cabinet édite, 3 ou 4 fois par an, un bulletin nommé "PAT'infos", donnant des informations d'ordre patrimonial.
Vous pouvez en prendre connaissance en cliquant sur le lien ci-dessous :

PAT'infos




Lexique


Assurance-vie |  Crédits |  G.F.V |  ISF |  LMP ou LMNP |  Loi Besson / de Robien / Borloo |  Loi Malraux & monuments historiques |  Loi Périssol |  Loi Pons |  Loi Paul |  Loi Girardin |  MAPAD |  Nantissement ou Adossement |  OPCVM / Sicav / FCP |  PEA |  RTC |  SCPI |  ZRR / loi de Messine


ASSURANCE-VIE

L'assurance-vie est une enveloppe fiscale permettant d'alléger la facture fiscale sur des produits de placement long terme. Les supports financiers d'un contrat d'assurance-vie peuvent être divers : actions (françaises ou internationales), obligations (françaises ou internationales), fonds garantis, immobilier, etc...

Les avantages fiscaux liés à un contrat d'assurance-vie sont importants :

  1. réduction de l'impôt sur la plus value après 8 ans de détention (taxation à 11% ou 18,5% - CSG comprise - selon la nature du contrat et le montant des intérêts retirés annuellement au lieu de 29% (cas standard)).
    Après 4 ans de détention, la fiscalité est de 26,3 % (donc identique à la taxation de base). Il est à noter qu'une option fiscale intéressante est laissée à l'épargnant faiblement fiscalisé : celle d'intégrer la plus value à son revenu imposable.
    Il faut préciser par ailleurs, qu'il s'agit bien de la taxation de la plus value et non du capital. Rapporté au capital, cet impôt est très faible.
  2. exonération des droits de succession en cas de décès du souscripteur, jusqu'à 152.000 € par bénéficiaire, et taxation à 20% au-delà (cas des placements effectués avant l'âge de 70 ans). Cette exonération s'applique même en l'absence d'un lien de parenté entre le souscripteur et le bénéficiaire. Un souscripteur pourrait ainsi transmettre à son concubin un capital de 152.000 €, au lieu de 60.800 € (60 % de droits) malgré l'absence de lien de parenté.
Il existe deux grandes catégories de contrats :

  • Contrats avec une garantie de capitalisation minimale (dits "contrats en euros"). Basés sur les obligations d'État françaises en très grande majorité, ces produits garantissent une sécurité absolue de l'épargnant ; toutefois, le taux de capitalisation est faible (entre 4 % et 5 % par an).
  • Contrats sans garantie de capitalisation (dits "en unités de compte"), beaucoup plus récents (datant généralement de 1993-94 pour les plus anciens). Ces contrats sont basés sur des actions principalement. Ils peuvent être profilés (orientation de gestion multiple). Les taux de capitalisation des meilleurs contrats peuvent être beaucoup plus élevés : souvent 10 - 15 % par an, parfois plus de 20 % par an les bonnes années, mais pouvant subir une forte baisse en cas de krachs boursiers (cas en 2000, 2001 et 2002).

Ces différents avantages fiscaux, associés aux performances de certains produits remarquables font de l'assurance-vie le cadre privilégié des épargnants français. Sur les quelque 1.500 contrats existants sur le marché, les capitaux déposés dans le cadre de l'assurance-vie se montent à plus de 500 milliards d'euros, contre environ 100 milliards d'euros pour les PEL (Plan d'Epargne Logement), environ 35 milliards d'euros pour les PEA (Plan d'Épargne en Actions) et environ 15 milliards d'euros pour les SCPI (Sociétés Civiles de Placements en Immobilier).

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CREDITS

Amortissable : C'est le crédit "classique", le plus répandu, consistant en un amortissement (remboursement) progressif du capital et au paiement des intérêts correspondants. Les charges de l'emprunt (mensualités) comportent donc une partie de l'amortissement du capital et une partie des intérêts sur le capital restant dû. Le capital restant dû étant important au début de l'emprunt, il est normal de payer beaucoup d'intérêts dans les premières années de l'emprunt, la proportion capital/intérêts s'inversant au terme d'une période plus ou moins longue.

In fine : Durant toute la durée du crédit on ne paie que des intérêts ; le capital est amorti en une seule fois, à l'échéance. Cette technique - mise au point initialement par les organismes financiers anglo-saxons - peut s'avérer fort intéressante pour financer des investissements patrimoniaux bénéficiant de la déductibilité des intérêts d'emprunt (tels que les investissements de Robien/Besson, Malraux, GFV, SCPI, etc …). On associe généralement à ce prêt un adossement d'un contrat d'assurance-vie ; celui-ci progressant, de son côté, on peut arriver ainsi à se constituer un capital immobilier à moitié prix et une douzaine d'années de patience …

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G.F.V.

Le Groupement Foncier Viticole est une Société Civile régie par la loi du 31/12/1970, ayant pour objet l'administration des propriétés immobilières à destination viticole.
Il s'agit d'un placement à long terme investi dans des vignobles de renom, bénéficiant du traitement fiscal des revenus fonciers (abattement de 15 % sur les plus values en cas de cession, etc) et d'avantages fiscaux en matière de donation ou de succession.

A titre d'exemple, la donation ou la succession d'un capital de 300.000 € à 3 héritiers se verrait taxer de 60.000 € de droits de mutation. Le même capital transmis sous forme de parts de GFV ne serait taxé qu'à hauteur de 20.500 €. Il est à souligner, en outre, que l'âge du souscripteur n'est pas limité (comme par exemple en assurance-vie où le plafond est limité à 30.500 € au-delà de 70 ans).

Il existe peu de produits investis dans des vignobles bordelais réputés, présentant - sans grands risques - un potentiel de plus value, en plus d'un rendement annuel et des avantages fiscaux.

La gestion est entièrement déléguée (comme dans le cas de SCPI) et, en qualité d'associé d'un GFV, l'investisseur devient membre du Club des Propriétaires des Grands Crus (avec dégustation à la clé …). L'investissement minimal est souvent de 10.000 €.

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I S F

L'impôt sur la fortune concerne toute personne physique résidant en France dont le patrimoine net excède, au 1er janvier, un certain seuil.
Le patrimoine est apprécié au niveau du foyer fiscal (constitué donc par la somme des patrimoines de chaque membre du foyer) ; il comprend l'ensemble des biens meubles et immeubles, droits et valeurs, après déduction des dettes. Certains biens sont exonérés de l'ISF ; à titre d'exemple :
- les biens professionnels ;
- certains contrats d'assurance-vie sans valeur de rachat ;
- certains objets d'art, de collection ou antiquités âgés de + de 100 ans ;
- les parts de G.F.A. ou G.F.V. (exonération partielle).

Les déclarations ISF doivent être déposées avant le 15 juin ; la prescription fiscale est de 6 ans en cas de défaut de déclaration (et non triennale, comme dans le cas de l'IRPP - autrement dit, le fisc peut remonter de 6 ans dans l'appréciation de votre patrimoine). Pour éviter ces désagréments - et d'éventuelles pénalités - nous vous recommandons de faire votre déclaration, même si votre patrimoine ne dépasse le seuil que de quelques dizaines de K€. L'impôt ne sera pas trop lourd et la prescription sera triennale.

Exemples :

  1. Patrimoine net de 5 M€ --> ISF = 23 970 + 1,30 % de (5 M€ - 3,6 M€), soit 42.170 € (avant d'éventuels abattements et plafonnement en fonction des revenus).
  2. Patrimoine global de 1 M€, dont 0,3 M€ de crédits --> ISF = 0, car le patrimoine net imposable n'est que de 700 K€.
  3. Patrimoine net de 800.000 € au 1er janvier, et de 700.000 € en cours d'année (suite à un krach boursier, par exemple) --> l'ISF est dû, bien que le patrimoine soit descendu en-dessous du seuil.
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LMP ou LMNP

LMP

L'investissement dans le cadre du Loueur en Meublé Professionnel constituait la "Rolls" des investissements patrimoniaux jusqu'en 2000-2002. La hausse des prix immobiliers depuis 1997 a toutefois rendu ces investissements moins pertinents ; nous ne les conseillons plus. Le LMP consiste en l'acquisition de biens immobiliers à usage de location en meublé, procurant un revenu locatif d'au moins 23.000 € par an.

Si le bailleur obtient le statut du LMP, il pourra déduire – de son revenu global – le déficit généré par les frais d'acquisition, charges diverses et intérêts d'emprunt. Par ailleurs, il a le droit à l'amortissement de l'immeuble, différé jusqu'à échéance du prêt.

Le résultat peut être remarquable : financé par un crédit in fine, l'investisseur réalise une économie conséquente sur ses impôts durant la phase d'emprunt ; à échéance de celui-ci, les amortissements mis en réserve lui permettront de disposer d'un revenu important net d'impôt durant plusieurs années.

La nature de l'actif immobilier entrant dans le champ d'application du statut LMP est variée :

  • un (ou plusieurs) appartement(s) à usage de location meublée, neuf(s) ou ancien(s) ;
  • une Résidence de Tourisme Classée (RTC) ;
  • des "résidences services" :
    • résidences retraite
    • résidences pour étudiants
    • résidences médicalisées

Ces opérations s'adressent à des investisseurs disposant de revenus fortement imposés et ayant soit la capacité d'emprunt importante (au minimum : 340 – 350 K€), soit pouvant placer ces capitaux en numéraire.


LMNP
Le statut de Loueur en Meublé Non Professionnel concerne des investisseurs, louant en meublé, mais ne tirant pas de cette activité les 23.000 € fatidiques de revenu par an.

La différence essentielle avec le LMP réside dans le report des déficits de l'opération sur le revenu de même nature (et non sur le revenu global), pendant 5 ans. La pratique des amortissements différés reste maintenue.

C'est donc un statut dégradé par rapport au LMP, pouvant intéresser des personnes ne pouvant pas mobiliser de capitaux importants. Le différé d'amortissement leur procurerait un revenu net d'impôts pendant quelques années.

Si par ailleurs, ils donnent déjà en location meublée un appartement procurant un bénéfice, ce statut leur permettrait de réaliser une économie d'impôts par la déduction des intérêts d'emprunt, ces derniers étant déductibles des revenus de même nature.

Références : art. 151 septies du Code Général des Impôts
Arrêté du Ministère du Commerce et du Tourisme du 18/6/1992 – loi 65-557 du 10/7/1965 modifiée
Loi 86-16 du 6/1/1986
Code Civil art. 1987 et 1998
Loi modifiée 75-535 du 30/6/1975
Loi 90-600 du 6/7/1990

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LOI DE ROBIEN / BORLOO / BESSON

L'investissement dans un logement neuf à usage locatif peut ouvrir le droit à des réductions d'impôt, à condition de :
  • s'engager à louer le bien (non meublé) pendant 9 ans minimum, à un locataire, personne physique, extérieur au foyer fiscal de l'investisseur ;
  • le bien doit constituer la résidence principale du locataire (locations saisonnières exclues) ;
  • il doit être acheté en pleine propriété (démembrement exclus) ;
  • le propriétaire doit respecter un plafonnement des loyers en fonction de la surface du bien et du lieu ; la loi Besson - échue depuis le 3 avril 2003 - imposait, en outre, un plafonnement des revenus du locataire.
Les réductions d'impôt pouvaient atteindre 306.000 F (46.600 €) au total sur 15 ans (régime précédent dit "Périssol").

Depuis la réforme du barême fiscal (baisse des tranches marginales, la tranche maximale passant de 54% à 40%), la réduction d'impôt s'en trouve diminuée.
Ainsi, en supposant l'invariabilité des tranches marginales d'imposition, la tranche maximale dans le temps (48,09%), la réduction d'impôt maximale cumulée sur 15 ans serait de 41.730 € (274 KF) en l'état actuel des choses.
Comment cela marche-t-il ?

Vous achetez un bien immobilier neuf que vous vous engagez à louer pendant 9 ans minimum. Cet investissement vous autorise à pratiquer un amortissement de 8% les 5 premières années et de 2,5% les années suivantes (10 au maximum), plafonné à 10.700 € par an. Tout cela étant incompréhensible pour un contribuable normalement constitué, voyons un exemple chiffré :
Vous investissez, par exemple, 200.000 €. Vous décidez de le conserver 10 ans, puis le revendre.
Combien économiserez-vous par rapport au prix d'achat ?

Ce dispositif - connu jusqu'en août 99 sous la dénomination de la "loi Périssol" - présentait un attrait certain pour les contribuables fortement imposés. Les tranches marginales d'imposition ayant été abaissées depuis (de 54 à 40% max), les prix de l'immobilier ayant fortement progressé et les loyers des lois Borloo et de Robien étant plafonnés, la rentabilité globale de ce type d'investissement me paraît plus satisfaisante. D'autant moins attrayant, d'ailleurs, qu'il existe maintenant des solutions moins onéreuses, moins risquées et plus performantes en vue de la retraite.

Avant de vous engager dans ce type d'investissement, nous vous recommandons avec insistance de consulter un expert indépendant pour vérifier si celui-ci correspond bien à vos objectifs et à votre situation personnelle.
Il faut tenir compte de votre fiscalité, de votre situation financière, familiale et juridique, du plan de financement et - bien entendu - des paramètres financiers de votre opération.

Nous pouvons réaliser une expertise personnalisée compte tenu des capitaux en jeux - Contactez-nous

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LOI MALRAUX et MONUMENTS HISTORIQUES

Soucieux de préserver le patrimoine historique, l'État accorde certaines aides ou avantages fiscaux aux investissements privés réalisés dans des immeubles classés "monuments historiques", ou dans des secteurs sauvegardés (loi Malraux).

Les principaux avantages résident dans la génération d'un déficit foncier, déductible – sans limitation – du revenu global. L'acquisition à crédit ouvre, en outre, le droit à la déductibilité des intérêts d'emprunt du revenu foncier préexistant.

Les investissements en monuments historiques s'adresseraient davantage aux amoureux de châteaux – en ruine, mais classés – souhaitant en faire un usage personnel, capables de les restaurer dans le respect des règles de l'art et d'obtenir des subventions de la part de l'État. La participation de État pourrait atteindre jusqu'à 80 % du coût total de la restauration. Les monuments historiques bénéficient de l'exonération totale des droits de succession – ou de donation – y compris les éléments meublants, sous certaines conditions.

Destinés prioritairement à des investisseurs disposant de moyens financiers solides, c'est un des rares moyens permettant de concilier des objectifs patrimoniaux et un investissement "plaisir".

Références :
Loi Malraux :Loi n° 62-903 du 4/8/1962 – Code de l'Urbanisme art. 313 et suivants – loi n° 96-1181 du 30/12/1996
Monuments historiques : Loi du 13/12/1913

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LOI PERISSOL

Loi accordant des avantages fiscaux aux investisseurs se portant acquéreur d'un bien immobilier neuf à usage locatif.
Échue depuis le 31 août 1999, remplacée par la loi Besson/de Robien / Borloo.

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LOI PONS

Cette loi accorde des avantages fiscaux à certains investissements effectués par des particuliers dans les DOM-TOM. Elle comporte deux grands volets :

  1. investissements dans un logement neuf à usage locatif (relevant à l'origine de l'art. 199 du Code Général des Impôts).
  2. investissements dans des entreprises exerçant leur activité dans un secteur à développement prioritaire (hôtellerie, industrie, pêche, énergies nouvelles, etc …) et relevant de l'art. 234, HA du CGI).
Loi échue, remplacée par la loi Paul.

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LOI PAUL

La loi Paul avait pour objectif d'orienter les investissements pour les départements et territoires d'Outre Mer. Elle est remplacée par la loi Girardin depuis juillet 2003.

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LOI GIRARDIN

Se substituant aux lois Pons, Richard et Paul depuis le 21/07/2003, la loi nGirardin accorde des avantages fiscaux aux investisseurs acceptant d'investir dans les territoires ou départements outra-marins. Elle comporte deux volets bien distincts :
  1. investissement dans de l'immobilier neuf à usage locatif (transposition aux DOM-TOM des lois Besson et de Robien)
  2. investissement productif dans un secteur stratégique via une société
Ad a.):
L'investissement dans l'immobilier neuf à usage locatif ouvre le droit - sous certaines conditions - à une réduction d'impôt de :
* 40% du prix d'achat dans le secteur locatif dit "intermédiaire" (loyers plafonnés)
* 25% dans les autres cas

Cette réduction est répartie sur 5 ans, à raison de 20% de la réduction globale par an.

* * * * * * *

Malgré une forte incitation fiscale, il convient de se poser la question sur la pertinence de ce type d'investissements, la revente risquant de se réaliser avec une forte décote. Nous ne proposons plus ce type d'investissement.

Ad b.) :
Ouvrent droit à une réduction d'impôt, les souscriptions au capital de SDR (Société de Développement Régional) ou de sociétés effectuant des investissements productifs neufs dans certains secteurs d'activités définis comme stratégiques par le législateur (tels que : l'industrie, le transport, les services informatiques, le tourisme, etc.).
Les parts doivent être conservées au minimum 5 ans ; un agrément des services fiscaux est nécessaire pour des investissements dépassant certains seuils (150 K€/300 K€/760 K€) en fonction des secteurs économiques.

Le calcul des réductions d'impôt est assez complexe pour un investisseur particulier. On peut toutefois l'estimer à environ 20-25% du montant apporté par le contribuable sur une année (défiscalisation du type "one shot").
A titre d'exemple, un contribuable investissant 25 K€ effacerait un impôt de 30 K€ l'année suivante, soit une économie d'impôt annuelle de 5 K€. La loi étant votée jusqu'en 2017, un contribuable fortement imposé pourrait réaliser des économies substantielles jusqu'à échéance de la loi.

Références :
Code Général des Impôts (CGI), art. 199 undécies B

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MAPAD

Une MAPAD désigne une Maison d'Accueil pour Personnes Âgées Dépendantes.

Il s'agit d'une résidence aux services médicalisés destinés aux personnes du quatrième âge. Elle est soumise à l'autorisation délivrée par le président du Conseil Général, après avis des services sanitaires et sociaux. Le volume des autorisations accordées est faible au regard des besoins de la population française.

Un investissement en MAPAD s'effectue généralement dans le cadre fiscal des LMP ou LMNP.

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NANTISSEMENT ou ADOSSEMENT

C'est la "mise en gage" d'un produit financier (généralement un contrat d'assurance-vie) en vue de garantir un emprunt.

Exigé systématiquement par les organismes prêteurs en garantie d'un prêt in fine, il peut également constituer une alternative intéressante à l'apport (celui-ci bloquant le capital définitivement jusqu'à la revente de son bien).

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OPCVM / SICAV / FCP

Le terme désigne un Organisme de Placements Collectifs en Valeurs Mobilières.

Il s'agit en fait, soit d'une SICAV (Société d'Investissement à Capital Variable), soit d'un FCP (Fonds Commun de Placement) ; la différence entre les deux étant de taille (un FCP est une "petite Sicav" : 2,5 MF d'actif minimal au lieu de 50 MF pour une Sicav).
Il existe trois catégories principales d'OPCVM :

  • monétaires
  • obligataires
  • actions

en plus d'OPCVM placés en valeurs immobilières, or, matières premières, etc...

Les OPCVM peuvent être diversifiés ou spécialisés ; ils peuvent contenir, par exemple, uniquement des actions de sociétés américaines ou françaises ou - au contraire - être composés d'actions et d'obligations choisies sur tous les continents de la planète.

Les avantages d'un placement en OPCVM résident dans la mutualisation du risque (par une large répartition des actifs) et dans la simplicité de la gestion, entièrement assurée par le promoteur du produit.

La fiscalité des OPCVM est, en général, de 26,3 % sur la plus value (pas sur le capital !). Les OPCVM dits de capitalisation (c'est à dire ne distribuant pas de revenus) sont taxés dès franchissement du seuil annuel de cession de 50.000 F. Déficits reportables sur 5 ans glissants.

Les OPCVM de distribution sont, en plus, taxés sur le revenu (prélèvement libératoire forfaitaire de 25 %, abattement de 8 ou 16.000 F par an, selon la situation familiale).

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PEA

Le PEA est avec l'Assurance-vie, la deuxième grande "enveloppe fiscale" pour accueillir vos placements.

L'intérêt fiscal réside dans la réduction de l'impôt sur la plus value réalisée au terme de 5 ans de détention minimale : 10,3 %, CGS comprise (au lieu des 26,3 % classiques). Il n'y a pas d'exonération des droits de succession en cas de décès, comme cela est le cas en Assurance-vie. Le PEA ne peut contenir que des actions ou OPCVM français ou européens (sous certaines conditions), à l'exclusion des actions internationales ou des obligations. Il n'autorise donc, ni l'exploitation des opportunités sur des marchés internationaux, ni un repli sur des supports sécuritaires (Sicav monétaires, par exemple). Le détenteur s'engage sur une durée de 5 ans minimum (taxation pénalisante si résiliation avant l'échéance). Le retrait de son épargne entre 5 et 8 ans provoque une clôture automatique du plan. Au-delà de 8 ans, les retraits partiels sont autorisés, mais pas les versements additionnels.

On ne peut détenir qu'un PEA par personne ; les versements cumulés ne peuvent pas dépasser 132.000 € pour les plans ouverts depuis le 1er janvier 2003 (120.000 € pour ceux ouverts depuis le 1er janvier 2002 et 600.000 € pour les plans antérieurs).

Le PEA trouve principalement son intérêt auprès de personnes souhaitant "boursicoter" ou gérer leur portefeuille directement, et acceptant de renoncer aux marchés internationaux. Les épargnants souhaitant effectuer simplement ce placement - sans intervenir dans la gestion du portefeuille - auront plutôt intérêt à opter pour le cadre de l'Assurance-vie, bien plus attrayant.

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RTC

Une RTC désigne une résidence hôtelière ou de tourisme, classée selon les normes définies par un arrêté du Ministère du Commerce et du Tourisme.

Un investissement en RTC ne bénéficie pas d'un statut particulier : tout dépend du montage élaboré par le promoteur du produit.
Les cadres fiscaux les plus attrayants sont :

  1. le LMP
  2. le LMNP
  3. le ZRR/loi de Messine

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SCPI

Les SCPI (Société Civile de Placement Immobilier) ont été constituées pour permettre à des investisseurs d'accéder à de l'immobilier en minorant les risques : au lieu de détenir un seul bien, l'investisseur détient les parts de la SCPI qui, elle, achète et gère pour le compte de celui-ci un grand nombre de biens immobiliers. C'est la transposition dans l'immobilier du principe d'une Sicav ou FCP (Fonds Communs de Placements).

Les avantages de la détention de parts de SCPI sont multiples :

  • minoration des risques d'impayés, de non-location, de dégradation, etc …
  • gestion entièrement déléguée : on ne s'occupe de rien, les loyers tombent automatiquement et régulièrement.
  • fiscalité relevant de l'impôt sur le revenu foncier. Il est ainsi possible d'acquérir des parts de SCPI à crédit, en déduisant les intérêts d'emprunt de ses revenus fonciers. C'est un des moyens les plus efficaces de se constituer un complément de retraite (transmissible à son épouse ou à ses enfants) et à un coût très faible (à condition, bien entendu, de choisir une SCPI de qualité et à fort rendement).
  • sécurité du placement (cadre réglementaire fort contraignant pour le gestionnaire, mais très protecteur pour l'épargnant).
    Il n'y a jamais eu de faillite de SCPI (le capital ne peut donc jamais disparaître entièrement) ; il ne peut que baisser éventuellement en période de crise immobilière - exactement comme l'immobilier.
  • un bon rendement (pour certaines SCPI).
  • une liquidité supérieure à celle de l'immobilier.

Les SCPI relèvent principalement de la catégorie de produits de rendement, par opposition aux produits de capitalisation (tels que les contrats d'assurance-vie, Sicav, FCP, etc …) A ce titre, elles peuvent constituer - sous réserve de choisir un SCPI de qualité et adaptée à sa situation personnelle - une excellente source de revenus réguliers et stables.

Placement à long terme, une SCPI doit être choisie avec le plus grand soin. La crise immobilière (90-97) qui a touché la majorité des SCPI de plein fouet, a révélé toutefois quelques valeurs sûres, ayant résisté à la crise et offrant de forts rendements.

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ZRR / LOI DE MESSINE

La loi sur les Zones Rurales à Revitaliser concerne des régions françaises dont le tissu économique, industriel et tertiaire est peu développé.

Investir dans une résidence de tourisme classée en ZRR est, de prime abord, peu convaincant. Et pourtant ! …

  1. le classement en ZRR est complètement indépendant des qualités touristiques du site. On constate ainsi que de nombreuses régions, très touristiques, sont classées en ZRR. En fait, 40 % du territoire national est classé ZRR !
  2. les ZRR ont été très souvent préservées des inconvénients du développement économique moderne (pollution, bruit, …), ce qui constitue une richesse de plus en plus rare en Europe. Elles ont souvent bénéficié d'un important développement touristique ; la nouvelle loi sur les ZRR a pour objectif de faciliter la création de nouvelles structures d'hébergement dans des régions où la demande touristique est forte (telles que, par exemple, les stations de ski).
  3. la loi autorise l'utilisation partielle de son bien à sa convenance personnelle. On peut ainsi devenir propriétaire d'un studio ou d'un deux pièces dans une station de ski, acheté à crédit à 100 %, en se réservant 3 semaines d'utilisation personnelle par an (et en laissant au gestionnaire de soin de le louer le reste du temps).

Les incitations fiscales sont importantes. pour un investissement de 100.000 € pour un couple marié (ou de 50.000 € pour un célibataire) - sous réserve d'engagement de location de 9 ans - l'investisseur peut bénéficier de :

  • la réduction d'impôt de 6.250 € par an pendant 4 ans, soit 25.000 € au total pour un couple marié (moitié pour un célibataire)
  • la déduction des intérêts d'emprunt, le cas échéant
  • la récupération de la TVA appliquée sur le prix du bien

La loi de Messine a amélioré les dispositifs antérieurs, depuis le 01/01/2004 (réductions maximales totales de 75.000 F (11.430 €) jusqu'en janvier 2001, puis 13.728 € jusqu'à fin 2003).

Les réductions d'impôt et les loyers couvrant une grande partie du prix d'acquisition, on devient propriétaire d'un bien immobilier à faible coût. A échéance du prêt, le bien procure des revenus réguliers : voici un complément retraite, acquis sans grands sacrifices financiers.

La réduction d'impôt ZRR étant forfaitaire (indépendante de la tranche marginale d'imposition (TMI) de l'investisseur), elle favorise les foyers fiscaux à revenus modestes ou moyens.
Elle est compatible avec les lois Périssol, Besson, Paul ou Girardin.

Référence : loi 98-1267 du 30/12/1998 + CGI art. 199 undecies E à G

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