MARCHES
FINANCIERS
Bilan
2011 : Cata chaotique
Le CAC 40 a
commencé l’année par progresser rapidement (+9% en 6 semaines), puis à perdre
33% jusqu’en septembre, pour, in fine,
terminer l’année à – 17%.
Les marchés émergents
– malgré leur croissance – ont également fait du yo-yo pour finir à –17%.
Parmi les grands marchés, seuls les indices US ont réussi à rester
positifs, entre 0 % et +6%.
Perspectives
2012 : insaisissables.
Seule certitude : l’incertitude. Aveugle, elle continuera, à l’instar de 2011, à
guider les marchés financiers boiteux à travers l’épais brouillard des
interrogations sur les dettes souveraines. Autant dire que personne n’est
capable, à ce jour, de prévoir quoi que ce soit.
La situation européenne est compliquée. Cette crise
vient de révéler crûment que l’Union Européenne (on devrait dire : la
Désunion Européenne) n’est qu’une virtualité ; elle n’existe ni
politiquement, ni financièrement. Il lui manque des organes de décision représentatifs en matière de politique
budgétaire, économique et fiscale – sans parler de la politique étrangère. D’où
l’impossibilité de prise de décision rapide dans une situation d’urgence comme
en ce moment. Chaque pays défend ses propres intérêts – ce qui est normal –
mais ces intérêts étant souvent divergents, il est quasiment impossible de
prendre les bonnes décisions.
La création de l’euro – monnaie commune à certains
pays (appelée abusivement « monnaie unique ») – aurait été une idée
excellente si elle avait été suivie de politiques budgétaires et fiscales convergentes. Cela n’a pas été le
cas ; les pays dits « du Nord » ont joué les fourmis, tandis que les
pays du Sud se sont comportés en cigales (malhonnêtes pour certaines…).
En clair, il
n’y a pas de solution satisfaisante. Il faudra reconstruire l’édifice
européen (ce qui prendra du temps…) et/ou avoir recours – hypothétique – aux
aides des puissances extra-européennes – avec atteintes inévitables aux
souverainetés nationales.
Mon conseil :
En absence de visibilité, je conseille de rester à l’écart des placements
boursiers. Et ce, d’autant plus qu’il existe maintenant des solutions peu
risquées et rentables, certaines parant même le risque inflationniste ou celui
de la disparition de l’euro.
Contactez-moi si vous souhaitez faire un
placement.
IMMOBILIER
Si l’immobilier
d’entreprise se tient à peu près bien, l’immobilier
résidentiel fait l'objet de prévisions pessimistes : à part Century
21, la quasi-totalité des professionnels s’attendent à une baisse des prix en 2012. A titre d’exemple : la FNAIM prévoit
une baisse de 5% en moyenne
nationale ; Standard & Poor’s voit une baisse comprise entre 5 et 10%.
Les raisons invoquées sont : la crise économique,
le chômage, les restrictions sur les crédits, la baisse de confiance des
consommateurs et le durcissement du régime des plus-values immobilières.
Mon conseil :
Si vous cherchez à faire un bon placement – restez à l’écart. Il y a mieux à
faire, et avec moins de risques.
Si vous avez un bien à vendre : vendez. Il y a
fort à parier que la fiscalité se durcira après les élections, quel que soit le
nouveau président.
Si vous souhaitez acheter pour vous loger – faites-le,
en ayant toutefois à l’esprit que la location coûte bien moins cher
(contrairement aux contre-vérités largement diffusés par les mass-médias).
FISCALITE
Dans la longue tradition de la valse fiscale, 2011 a
battu tous les records avec une valse à 5 temps : les changements fiscaux
introduits par la loi des finances 2011 ont été amendés par quatre (sic !)
lois rectificatives de la loi des finances. On a l’impression de peindre un
paysage en déplacement sur un chevalet tremblant sans cesse.
La loi des finances pour 2012 prévoit, entre autres :
§ un PFL (Prélèvement Libératoire Forfaitaire) à 21 % pour
les dividendes et à 24 % pour le reste.
Avec les
prélèvements sociaux de 13.5 %, cela fait des impôts respectifs de 34.5% et 37.5%.
§ rabot de 15% sur certaines niches fiscales (dont
Scellier).
§ baisse du plafond des réductions fiscales (18 000
€ + 4% du revenu imposable).
§ taxation supplémentaire de 3%, puis 4% des revenus
supérieurs à 250 000 € par an.
* * *
Malgré ce
contexte parfois déprimant, il y a de l’espoir. Aux USA, la reprise se profile, bien que timide : la consommation
tient, l’immobilier commence à reprendre et le taux de chômage est au plus bas
depuis 2009.
En Allemagne, le taux de chômage est au
plus bas depuis… 20 ans ( !).
La Chine se tourne vers ses
infrastructures ; elle a décidé, entre autres, de construire 10 millions
de logements sociaux par an. Pour fixer des ordres de grandeurs : il y a
33 millions de logements en tout et pour tout en France…
Restons donc optimistes. Et
l’optimisme, c’est de regarder l’avenir avec l’incertitude que tout ira
bien !